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Pédagogie et recherche :

"Point de vue" sur l'euthanasie.

Le 28 juin 2004 à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers Florence Nightingale de TALENCE (33), nous, étudiants de 3ème année, avons participé à un débat d'une matinée sur le thème de l'euthanasie, grâce à l'intervention de six professionnels de compétences différentes (psychiatre, philosophe, prêtre, infirmière, médecin réanimateur, juriste).

Si nous avons choisi ce titre, c'est parce que le point de vue de chacun au départ, nous a conduits à une vue sans " point final " à l'issue de cette riche matinée.


Tout au long de notre formation, nous avons pu aborder différentes situations éthiques et ainsi approfondir notre réflexion sur ce sujet. Afin de mieux appréhender cette matinée, nous avons au préalable, exploité plusieurs articles de presse qui ont favorisé l'émergence de nombreuses questions.

Cette table ronde s'est déroulée en trois temps :

  • tout d'abord les intervenants nous ont fait part de leurs expériences et de leurs compétences personnelles et professionnelles au sujet de l'euthanasie, avec confrontation des opinions.
  • puis une situation concrète nous a été proposée comme support de réflexion. Nous avons exploité cette dernière en petits groupes de treize, animés par un professionnel.
  • en fin de matinée, nous nous sommes retrouvés pour une mise en commun des différentes approches.

Du point de vue de la psychologue qui travaille dans un service de soins palliatifs : dans l'inconscient, la mort est irreprésentable. Quand on y est confronté, on est face à l'interdit du meurtre.
Et donc le soignant est amené à se poser la question : " l'ai-je tué ? " , qui engendre la potentialité d'être un meurtrier.

L'infirmière travaillant en équipe mobile de soins palliatifs est confrontée à la souffrance et la violence d'une telle décision, elle intervient en tant que consultante et apporte son aide aux équipes en souffrance. L'infirmière rappelle aussi la responsabilité de ses actes.

Le réanimateur insiste sur l'exception de chaque patient (un par un) et sur la décision collégiale.

Le philosophe développe trois points : comprendre la réalité, conduire une délibération et justifier la décision, et poser la question " pourquoi préfère t-on la vie à la mort ? ".

La juriste, très rationnelle, met le point sur le cadre officiel de l'euthanasie, la définissant comme un assassinat (conscient et prémédité).

Le prêtre a ouvert le débat sur la dimension universelle parce que la mort est irreprésentable, singulière et culturelle ainsi que sur l'interdit du meurtre.

L'euthanasie est donc un sujet complexe pour lequel cette journée ne peut que susciter une prise de conscience amenant l'ébauche d'un questionnement.

Le support de la situation a limité le champ d'échange en pluridisciplinarité.
La richesse du discours de chaque intervenant a été plus que bénéfique.
Ce débat a permis à chacun une ouverture d'esprit et une maturation dans la réflexion présente et à venir.
Enfin, revenons sur notre titre qui pointe l'absence de réponse absolue.


Au-delà de la demande...
Quelle liberté dans l'euthanasie ?
Question(s) de vie(s) ou de mort(s)
Pourquoi l'euthanasie reste un sujet tabou ?
La dualité juridico philosophique

 

 

 

 

 

 

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