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Pédagogie et recherche :

La dualité juridico philosophique

AUTEURS :

Marina LOUGES - Laurie COUPEAU - François SCHMITT - Wilfried DELAGE


Le 28 juin 2004, sur une demi-journée et à la manière d'un congrès, l'Institut de Formation en Soins Infirmiers Ecole Florence NIGHTINGALE a accueilli une infirmière de soins palliatifs, une juriste, un médecin réanimateur, un théologien, une psychologue et un philosophe afin de permettre aux étudiants de 3éme année d'approfondir leurs réflexions éthiques sur l'euthanasie.
Après une présentation des intervenants et un temps d'échange à travers des questions posées, chaque intervenant a travaillé avec un petit groupe d'étudiants sur une situation problématique réelle. Cette demi-journée s'est conclue sur une restitution de ces travaux à l'ensemble de la promotion.

Après cette journée riche en apports pluridisciplinaires sur le thème de l'euthanasie, nous, étudiants, avons souhaité mettre en forme ce que nous en avons retiré et de quelle manière elle a fait naître chez nous un questionnement professionnel éthique.

Notre travail va porter plus spécialement sur l'approche de deux intervenants : juriste et philosophe.


La loi assimile l'euthanasie à un assassinat, c'est-à-dire un meurtre avec préméditation.
Elle entre dans le cadre du code pénal sous l'article de loi 221.1 et la peine encourue est un emprisonnement à perpétuité. De plus, selon la loi bioéthique de 1994, le corps est un, intègre, inviolable.
La loi représente donc un contre pouvoir à la "toute-puissance" médicale, laquelle peut s'exercer notamment par son savoir, l'utilisation de thérapeutiques et les prises de décisions.
La loi représente un cadre immuable. Toutefois, la tolérance des tribunaux face à certains actes, dans les peines prononcées, montre à quel point les situations sont complexes, et que le cadre de la loi ne suffit pas à résoudre le problème éthique de l'euthanasie.

En effet, d'un point de vue philosophique, l'homme est maître de son corps, libre de choisir sa vie et donc sa mort. Chacun étant différent, ayant son propre mode de pensée, un groupe d'individus et donc une société ne peut avoir une vision unique sur une question aussi délicate que l'euthanasie.
De plus, on constate une approche différente de la question de l'euthanasie dans les pays anglo-saxons et dans les pays latins. En effet, la notion d'éthique diffère selon les cultures, les croyances, les époques.
Dés lors, la problématique serait : comment concilier, choix de l'individu sur sa propre vie et contraintes morales imposées par la société ?

La diversité des intervenants, par les différents angles de vue qu'ils ont d'une même situation, nous a permis de mieux poser les valeurs inhérentes à chaque profession, de mieux nous projeter dans la globalité d'une situation posant un problème éthique ; situation que nous serons amenés à rencontrer dans notre futur exercice professionnel.

 


Au-delà de la demande...
Quelle liberté dans l'euthanasie ?
Question(s) de vie(s) ou de mort(s).
Pourquoi l'euthanasie reste un sujet tabou ?
"Point de vue" sur l'euthanasie

 

 

 

 

 

 

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