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Pédagogie et recherche :

Quelle liberté dans l'euthanasie ?

AUTEURS :

BROLY C. - CASTANET N. - BAURE L. - BOURSIER C. -
LEVANRA L. - BUI-VAN THIEP A.


Le débat sur l'euthanasie semble être sans fin, en effet, il reste d'actualité au travers des affaires soulevées par les médias. Cette problématique découle peut-être des différences de législation des pays, des différences de culture, de religions, des sociétés, des tabous, des visions des droits de l'homme et de ses libertés individuelles et fondamentales.
Nous avons chacun un rapport à la mort qui nous est personnel. Mais pourrons-nous un jour nous concerter autour d'une réponse commune ?

En France, la loi interdit l'euthanasie, mais le système médical (dont la SFASP : société française d'accompagnement en soins palliatifs) travaille à développer des unités de soins palliatifs basées sur la dignité humaine et la protection de la vie.

Cependant dans ce débat, s'est détachée une insuffisance vis à vis du manque de structure et de lits disponibles face aux besoins croissants de la population.
Mis à part le manque de budget ou de formation auprès du personnel, on peut également se poser la question de la difficulté pour accepter le concept du soin palliatif. En effet, le soignant doit renoncer à sa fonction réparatrice, au profit de l'accompagnement.
Quelles sont les limites de la prise en charge en soins palliatifs ?
Certes, ils ont été créés pour des personnes en fin de vie, mais qu'en est-il pour les personnes en état neurovégétatif ou pour une personne disposant de ses capacités mentales mais dépendante physiquement ?
Cette prise en charge est différente d'une fin de vie et pourtant la question de l'euthanasie se pose parfois.
Quelle est alors la place du choix pour ces patients ?

Lors de ce débat, face à cette question du choix, une phrase émanant de la psychologue, nous a interpellés : " Notre corps ne nous appartient pas, il appartient au patrimoine de l'humanité "

Cela soulève l'ambivalence de la liberté fondamentale liée à l'appartenance du corps, face à notre liberté réelle. Jusqu'où sommes-nous libres ?
De notre vivant, en pleine santé, nous pouvons agir sur notre corps selon notre volonté et y porter atteinte sciemment. Par exemple, la législation ne condamne pas pénalement les tentatives de suicide.
Or, dès que l'on fait référence à la mort ou au désir de mort pouvant entraîner l'acte d'euthanasie, nous perdons cette liberté offerte par notre société. L'opinion publique se prononce mais ne semble pas être préparée pour s'impliquer face à une décision de vie ou de mort.

Nous aurions donc pu penser que ce " flou ", induit par notre culture et notre religion, aurait besoin d'un cadre ?
C'est grâce à ce débat, que nous avons pu prendre conscience et évaluer la complexité et la difficulté mise en jeu dans l'élaboration d'une loi sur l'euthanasie ou sur la liberté de disposer de son corps et de sa vie.


Au-delà de la demande...
Question(s) de vie(s) ou de mort(s)
Pourquoi l'euthanasie reste un sujet tabou ?
La dualité juridico philosophique
"Point de vue" sur l'euthanasie

 

 

 

 

 

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