Quelle
est la place du choix pour ces patients ?
Une
personne en état neurovégétatif ne
peut formuler de choix, les soignants et sa famille se
retrouvent alors confrontés à la problématique
de la prise de décision à la place du patient.
De ce fait, l'euthanasie semble ne pas pouvoir être
envisagée.
De
même, une personne possédant ses facultés
mentales et un moyen de communiquer et de s'exprimer à
l'oral, tout en étant totalement dépendant
physiquement, peut envisager l'euthanasie.
Mais la loi ne la permet pas même si son désir
de fin de vie semble mûri et profond.
Il semblerait que le problème ne provienne pas
de la demande mais du manque de cadre et de prise de responsabilité.
Plusieurs
composantes seraient en jeu :
Le
manque de connaissance :
-
absence de certitude de diagnostic précis
- complexité
de la neurologie
La
culture et la religion :
- l'interdiction
du meurtre
- le
reflet de notre société qui prime la vie,
la jeunesse, la santé.
La
peur :
- l'angoisse
de mort que cette question nous renvoie.
- La
décision de sa vie ou de sa mort est émettrice
d'angoisse et se heurte aux tabous de notre culture,
notre culpabilité.